Comment bien négocier le prix de votre logement

Ce n'est un secret pour personne, entre le prix affiché sur une annonce immobilière et le prix réellement payé à la fin pour un bien, il y a souvent une (grosse) différence. Mais réussir sa négociation n'est pas toujours chose aisée. Étudier le marché, analyser les caractéristiques d'un bien puis argumenter, cela s'apprend, fort heureusement !

Comment bien négocier le prix de votre logement

Enfin ! Après de nombreuses visites cette fois ça y est, vous avez trouvé le logement de vos rêves. Oui mais voilà il y a un hic, le prix affiché dépasse légèrement votre budget. Gardez espoir, en quelques étapes simples, nous vous aidons aujourd'hui à négocier le prix d'un bien immobilier.

Savoir estimer le véritable prix

Cela est d'autant plus vrai si la vente se fait entre particuliers, le prix demandé pour un bien immobilier n'est pas toujours justifié. Il est compréhensible pour un propriétaire de vouloir vendre au meilleur prix, mais l'acheteur doit garder en tête qu'un tarif est fixé en fonction des réalités du marché et non du prix qu'un vendeur veut en tirer.

Avant d'engager les négociations, il va donc vous falloir découvrir si le montant fixé est justifié ou non, et ainsi savoir de quelle marge de manœuvre vous disposez. Pour cela, plusieurs solutions. La première, faire appel à un professionnel de l'immobilier qui, en se basant sur le prix au mètre carré du secteur, les logements qui y ont été vendus dernièrement et les caractéristiques du bien que vous convoitez, déterminera sa valeur.

Si vous préférez la jouer solo, faites vous-même un travail de recherche poussé. Internet regorge d'informations. Prix moyen au mètre carré d'une maison ou d'un appartement dans le secteur, tarifs affichés hors frais d'agence sur les annonces similaires, particularités de votre bien, atouts et inconvénients, cette réflexion vous permettra de faire votre propre estimation.

Préparer ses arguments pour la négociation

Si vous demandez à renégocier le prix affiché par le vendeur, c'est qu'a priori, vous estimez qu'il ne vaut pas ce prix-là. La question est de savoir pourquoi... Il faut savoir qu'un certain nombre de défauts peuvent occasionner une décote. Rez-de-chaussée, mauvaise orientation, proximité d'une voie ferrée ou d'une route fréquentée, mauvais résultats aux diagnostics énergie, dernier étage sans ascenseur, des travaux à venir au sein de la copropriété ou à réaliser dans le logement, vous devez appuyer votre demande de revoir le prix à la baisse.

Ces défauts sont bien réels et ils doivent être pris en compte dans le prix demandé pour le bien. Il ne faut pas vous sentir coupable ou gêné de négocier, il n'y a rien d'anormal à vouloir payer le prix juste pour un tel achat, au contraire.

Rester en position de force

Par téléphone, en face à face ou par e-mail, à vous de choisir le mode d'échange que vous préférez, même si un échange en direct est à privilégier. Avant de vous lancer, gardez en tête le prix maximal que vous vous êtes fixé et proposez de préférence un prix inférieur pour vous laisser une marge.

Le pourcentage de réduction peut aller de 5% à 10%, voire plus si le bien a été vraiment surestimé. Proposez votre prix et motivez votre demande à partir des points que nous avons évoqués précédemment. Sachez vous aussi rester raisonnable et juste, sous peine de voir votre offre refusée.

Quelques indicateurs peuvent toutefois vous permettre de savoir si vous êtes en position de force ou non. Le vendeur a peut-être évoqué des visites qui n'ont rien donné, sa volonté de vendre rapidement son bien ou au contraire plusieurs visites à venir. Si l'annonce a été passée il y a déjà plusieurs mois et que le bien n'est toujours pas vendu, voilà un signe que la balle est dans votre camp.

Publié le 08/09/2017, par Carole Guidon

"Comme Neale Donald Walsch, je crois que la vie commence là où notre zone de confort s'arrête. Et vous ?"