Brigitte Macron prend en main la déco de l'Élysée

Publié le , par Maurice Demeyer
Brigitte Macron prend en main la déco de l'ÉlyséePhoto: Sorrel_St

On le sait, Emmanuel Macron est un président qui aime casser les codes. Ce que l'on sait moins, c'est que le couple présidentiel a la même mentalité disruptive à la maison. Il n'y a qu'à voir leur volonté de rester logés à l'Élysée, au contraire de tous leurs prédécesseurs, pour s'en rendre compte. Et quitte à y habiter, autant s'y sentir chez soi, non ?

Et ça commence par les tapis et les tapisseries au charme un peu trop suranné pour la Première Dame. "Tu as vu ? J'ai fait enlever les bergères et les moutons !" se serait-elle exclamé auprès d'un conseiller, comme le rapporte le journal Le Monde. En cause, des tapisseries vieilles d'une soixantaine d'années accrochées au mur de son bureau et qui n'ont, depuis, jamais été rafraîchies. Quant aux tentures grandiloquentes et surtout épaisses de la Salle des Fêtes de l'Élysée, elle les a tout simplement fait retirer pour littéralement illuminer l'immense salle de réception. Le ton est donné, l'heure est au changement, au design et à la modernité.

Cette envie de modernisme a transparu dès la première interview télévisée du Président Macron, le 15 octobre 2017, avec ici des fauteuils signés Patrick Jouin, là une tapisserie de Pierre Alechinsky ou encore, en toile de fond mais impossible à rater, un immense poster représentant le portrait d'une Marianne stylisée entourée de la devise de la République (Liberté, Égalité, Fraternité) et posée devant un drapeau tricolore. Son auteur ? Shepard Fairey, plus connu sous son pseudo Obey, celui-là même qui a croqué le portrait de Barack Obama dans la célèbre affiche baptisée "HOPE" pour sa campagne présidentielle de 2008.

Depuis, plusieurs œuvres d'artistes et de designers contemporains ont rejoint la déco de l'Élysée : Nicolas de Staël, Florence Knoll, Matali Crasset, Jean Dubuffet ou encore Claude Lévêque. Les demandes de la Première Dame sont si inédites qu'au Mobilier National, grand garde-meuble de l'État où s'équipent palais présidentiel et ministères, on s'étonne de tant de non-conformisme. Mieux, Brigitte Macron n'a pas hésité à y faire un saut pour faire ses emplettes, ainsi qu'à la Manufacture des Gobelins toute proche, chose qui ne s'est pas vue depuis Pompidou.