Moi, irritable ? Comment ça, irritable ??

Passagère ou permanente, l'irritabilité est un désagrément qui peut devenir une véritable plaie pour les autres, et pour soi-même. N'attendez pas que votre humeur transforme votre quotidien en enfer pour réagir et offrez-vous un petit travail d'introspection pour retrouver la sérénité.

Moi, irritable ? Comment ça, irritable ??

A moins d'être un maître zen capable de garder son calme à tout moment, on connaît tous des petits moments d'irritabilité, où les nerfs à fleur de peau nous font sortir de nos gonds. On s'énerve, on se fâche, on crie et finalement on fatigue tout le monde.

Mais le vase qui déborde n'est pas une fatalité et il existe non seulement des raisons à ces traits d'humeur mais aussi, et surtout, des moyens pour canaliser ces émotions et pacifier ces états d'âme.

Un handicap pour le bien-être et la santé

S'énerver à tout bout de champ, s'agacer d'un rien, se fâcher contre tout le monde, voilà une attitude pénible pour ceux qui nous entourent, mais très handicapante pour nous-même. On ne profite de rien, on râle en permanence, on voit parfois tout en noir, bref notre bonheur s'éloigne et notre bien-être est rangé aux vestiaires. Une telle attitude plombe le moral et nous enfonce encore plus dans la détresse. En outre, une forme d'hostilité découle souvent de cet état, nous amenant à rejeter les autres et à dire des choses désagréables (qu'on regrette bien souvent après coup).

Mais la colère engendre aussi un inconfort physique : muscles tendus, cerveau qui bouillonne, oreille intolérante au bruit, corps qui refuse le contact... On ressent physiquement un vif malaise qui se nourrit lui-même, dans un cercle vicieux : ça m'énerve de tant m'énerver ! Il est temps de faire redescendre la pression.

Surtout que l'irritabilité n'est pas du tout bonne pour le cœur et, lorsqu'elle est constante, elle peut augmenter le risque cardiovasculaire.

Aux origines du stress

Pour les personnes dites soupe-au-lait, s'énerver au moindre reproche, à la moindre contrariété, est une chose relativement normale et prévisible. Pour d'autres, plus "coulants", un accès de colère peut surprendre l'entourage autant que celui qui pète un plomb. Mais dans les deux cas, il faut peut-être commencer par rechercher la raison de cet énervement.

Chez certains (et certaines), les troubles de l'humeur ont des origines biologiques : dérèglement hormonal, maladie qui couve, carence en calcium ou en magnésium... Dans le doute, mieux vaut voir un médecin.

Mais un épisode de stress intense peut être dû à un événement très ponctuel : un accident de voiture, une panne d'ordinateur, la vacherie d'un collègue (et j'en passe, car il y a des milliers d'exemples au quotidien). L'énervement est donc relativement logique, et même légitime. Dans ce cas, ne pas hésiter à s'asseoir dans un endroit calme pour respirer, bien concentré sur son souffle, sans trop ruminer l'incident.

Parfois, l'agacement est tenace : on se lève de mauvaise humeur et on bougonne toute la journée. Il faut alors rechercher plus en profondeur les raisons de ce mal-être. Un travail harassant, dévalorisant ? Un supérieur peu reconnaissant ? Une relation qui bat de l'aile ? Des enfants peu coopératifs ? Il y a probablement un truc qui ne tourne pas rond dans votre vie, un aspect qui ne vous convient pas et il va falloir faire preuve de lucidité pour se l'avouer. C'est un premier pas pour essayer d'améliorer les choses. Et en plus, ça vous permettra d'être plus indulgent envers vous-même, lors de vos petites colères.

Sommeil et relaxation font chuter la pression

Évidemment, l'idéal est de régler ses problèmes (on en rêve tous) mais ne vous leurrez pas : non seulement ça risque de ne pas être facile – et rarement immédiat – mais d'autres peuvent arriver derrière, la vie n'étant pas un long fleuve tranquille. Ne baissez pas les bras pour autant et essayez de corriger ce qui est corrigeable. Gardez en tête que le bien-être n'est pas un but, mais un moyen de vivre.

L'une des clés pour mieux affronter les soucis du quotidien, c'est le sommeil. J'enfonce ici une porte ouverte, au vu du nombre de personnes qui souffrent de troubles du sommeil, mais il est toujours utile de le rappeler : une bonne nuit, c'est du bonus pour une meilleure journée. Le manque de sommeil étant une cause fréquente d'irritabilité, modifiez votre planning pour rallonger vos nuits, ou bien octroyez-vous, si possible, une petite sieste réparatrice. Évitez, pour un temps, les tâches éreintantes. Faites des pauses.

Les exercices physiques étant des modérateurs de stress, dégagez un peu de temps pour faire du sport à la maison, ou à l'extérieur. Si ce n'est vraiment pas possible, bougez au maximum : prenez les escaliers, garez-vous plus loin que devant votre porte, allez faire vos courses à pied, marchez jusqu'au prochain arrêt de bus... Les occasions ne manquent pas pour faire travailler votre corps et vos muscles, dans un seul but : relâcher un peu de pression. Avec le même objectif, apprenez quelques exercices respiratoires, visualisez mentalement des images déstressantes, offrez-vous un auto-massage, pratiquez le yoga ou la sophrologie.

Enfin, pour cesser d'aboyer sans cesse après tout le monde (ou après vous-même), apprenez à être plus indulgent, envers les autres mais aussi à l'égard de vos petites erreurs. Acceptez le monde tel qu'il est et souvenez-vous que personne n'est parfait, c'est même ce qui nous rend terriblement humain.

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