La télévision en ultra-haute définition

Avec des prix chaque année revus à la baisse, l'ultra haute définition s'invite dans nos foyers et nous fait profiter d'une qualité d'image encore plus impressionnante que la Full HD. Voyons ensemble ce qui se cache derrière cette technologie.

La télévision en ultra-haute définitionPhoto: Philips Communications

Testée pour la première fois fin 2012, l'ultra haute définition a fait bien du chemin depuis. Les constructeurs se sont impliqués, des normes ont été adoptées et les contenus se multiplient (Video On Demand, caméscopes grand public et bientôt des disques Blu-ray) pour démocratiser l'Ultra HD et en faire l'évolution logique de la Full HD. Une technologie parfaite si vous souhaitez vous équiper d'une télévision d'exception pour votre système home cinéma.

Qu'est-ce que l'ultra haute définition ?

La HD, pour Haute Définition, est un format vidéo numérique affichant une résolution d'images de 1280 x 720 pixels. La Full HD est apparue ensuite et proposa un format de 1920 x 1080 pour une qualité d'image améliorée. L'ultra haute définition, elle, affiche une définition d'image de 3840 x 2160 soit 8 294 400 pixels, ce qui est énorme ! Cela représente 4 fois plus de pixels que sur un format Full HD.

Pourquoi le nombre de pixels est si important ? Tout simplement parce que, si on simplifie les choses, plus il y a de pixels, plus l'image affichée par l'écran sera détaillée. Évidemment, il va falloir que le film soit tourné dans le bon format pour profiter de tous les avantages de l'ultra haute définition, mais on peut dire qu'à taille identique, une télévision ultra haute définition affichera des images aux détails nets et plus précis qu'une télévision Full HD.

L'ultra haute définition offre ainsi un meilleur confort de visionnage au spectateur avec une nette amélioration de l'immersion. La justesse et la précision des détails sont telles qu'il vous sera possible de vous rapprocher de l'écran pour profiter sans problème de chaque scène de vos films et vous en mettre plein les yeux. D'ailleurs, vous n'aurez certainement pas à le faire car cette résolution permet de produire des diagonales nettement plus grandes que ne l'autorise la Full HD.

S'y retrouver dans les labels

L'ultra haute définition offre donc une franche amélioration de la qualité d'image par rapport à la HD et à la Full HD. D'un autre coté cependant, la multiplication des labels la désignant sur le marché peut vite laisser perplexe. Il en existe principalement trois :

> 4K : il s'agit d'un abus de langage, la dénomination 4k venant principalement du monde du cinéma numérique et y désigne les équipements utilisés dans l'industrie pour tourner en ultra haute définition. La véritable résolution 4k est de 4096 x 2160, soit plus de lignes que sur un format ultra haute définition (4096 contre 3840 donc). Cela n'a pas empêché la 4k de devenir le principal argument marketing des marques et de vite fleurir sur les TV ultra haute définition. Il faut faire ici attention, car une TV labellisée 4k ne signifie pas nécessairement que l'appareil possède les composantes techniques indispensables à l'exploitation de cette résolution. Prudence donc.

> Quad HDTV : une appellation qui a été vue au tout début de l'aventure, avec les premières télévisions ultra haute définition du marché sorties vers le milieu de l'année 2014. Bien que non officiel et encore moins normalisé, ce logo ne devrait être présent que sur les TV affichant une résolution de 3840 x 2160 et supportant les signaux vidéo et audio qui y sont relatifs. Quad HDTV peut également s'appeler Quad HD ou encore Quad Full HD.

> Ultra HD : ce label désigne officiellement la vraie ultra haute définition telle qu'elle est définie par le cahier des charges de DigitalEurope, un consortium des principaux industriels du secteur technologique, et celui du CEA, son équivalent Outre-Atlantique. Toutes les TV arborant un logo Ultra HD se doivent également de posséder un écran 16/9ème, ce qui est parfait pour les films. Ce label est donc à privilégier par rapport à tous les autres.

Vers une démocratisation de l'Ultra HD

Les deux principales limites à l'adoption de l'ultra haute définition ont été le manque de contenus et le prix des télévisions UHD. Des limites qui tendent à se gommer, grâce notamment à la création de l'UHD Alliance en 2015, une association regroupant de grands noms du divertissement et des industriels comme Warner Bros et Disney, ou encore Panasonic et Samsung. Les sources UHD sont ainsi devenues plus nombreuses comme avec la Video On Demand où Netflix propose déjà de nombreux films et séries en ultra haute définition.

En France, le bouquet TNT FranceSat intègre une chaîne en Ultra HD depuis début novembre 2015. Enfin, les premiers lecteurs d'UHD Blu-ray (Blu-ray disc en ultra haute définition) sont d'ores et déjà prêts et devraient arriver début 2016 avec les premiers films UHD couchés en 3 couches sur des disques de 100 Go. Et même sans tout ceci, il vous est possible de profiter de l'ultra haute définition avec une source HD, voire SD grâce à l'upscaling, une technologie équipant certaines TV des principaux constructeurs et qui permet d'augmenter la résolution du film visionné. Le nom marketing de cette technologie est différent selon la marque (Ultra HD Resolution Upscaler pour LG ou 4K Fine Remaster Engine pour Panasonic), mais au final, cela reste la même chose.

La démocratisation de l'ultra haute définition doit également beaucoup à la baisse des prix des télévisions embarquant cette technologie. Les premiers prix qui ne sacrifient pas à la qualité commencent à 600 ou 700 euros. A 900 euros, vous avez déjà des valeurs sûres comme le très populaire Samsung UE50JU6800. Les prix moyens, eux, tournent autour de 1 300 euros pour des télévisions d'excellente facture avec même des écrans incurvés. Évidemment, le prix dépendra de la diagonale de l'écran ainsi que de sa technologie (plasma, LED, LCD, OLED, etc.) et les Rolls à 20 000 euros sont toujours d'actualité, embarquant un maximum de fonctionnalités et une qualité d'image époustouflante sur écran géant.

Publié le 08/01/2016, par Maurice Demeyer

"J'aime l'interaction qui se crée entre l'homme et la machine. Mais les objets connectés qui ont investi notre quotidien me laissent cois devant l'immensité de la tâche à accomplir."