Elles vivent au milieu d'animaux

Rencontre avec deux passionnées d'animaux

Alors que beaucoup de familles se contentent d'accueillir un hamster dans leur maison, d'autres ont choisi de vivre entourées de nombreux animaux : chiens, chats, oiseaux, rongeurs... Pour comprendre leur passion, nous avons rencontré Anne-Cécile et Tiffany, deux amoureuses des animaux.

Elles vivent au milieu d'animaux

Pouvez-vous nous préciser quels animaux vivent avec vous ?
Anne-Cécile : Je possède actuellement 3 chiens (2 bergers belges malinois, 1 berger belge tervueren), 16 chats, 2 chinchillas, 1 iguane, 1 caméléon et 1 perroquet.
Tiffany : J'ai 3 lapins, 8 souris, et 13 serpents : des couleuvres américaines et chinoises, ainsi que des pythons royaux.

Quelle a été votre motivation pour accueillir autant d'animaux ?
Anne-Cécile : Depuis toute petite, les animaux et la nature sont une vraie passion pour moi. J'ai toujours vécu en compagnie d'animaux, notamment chiens et chats. J'ai donc choisi de consacrer la plupart de mon temps aux animaux, certains que je suis moi-même allé chercher, d'autres que j'ai recueillis car ils étaient errants, d'autres encore que j'ai récupéré car ils étaient maltraités par leur propriétaire. J'ai une grande facilité pour approcher les animaux, notamment les chats, même s'ils ont un instinct assez sauvage parfois. Leur bien être est important pour moi, le but étant de leur offrir une vie meilleure.
Tiffany : C'est une passion ! J'éprouve autant le besoin d'être entourée d'animaux que le désir d'aider des animaux dans le besoin.

Vous n'avez pas l'impression d'avoir transformé votre maison en ménagerie ?
Anne-Cécile : Malgré ce que l'on peut penser, ce n'est pas le cas car ils sont pour moi des membres de la famille à part entière. Chacun d'entre eux a trouvé sa place dans la famille et dans nos cœurs. Et ils nous prouvent leur reconnaissance chaque jour.
Tiffany : Non, pas le moins du monde. Mes animaux font partie intégrante de ma vie.

Comment vous êtes-vous organisée pour pouvoir héberger tout ce petit monde ?
Anne-Cécile : Chacun a besoin de son propre espace personnel pour son bien-être. Par exemple, j'ai aménagé pour les chats une chatterie totalement clôturée, afin d'éviter le moindre problème (voisinage, empoisonnements, accidents sur les routes...). Ils possèdent leur propre chalet chauffé, isolé, avec tout confort (canapés, arbres à chats, jeux intérieurs et extérieurs) et un parc extérieur afin qu'ils puissent aller et venir comme bon leur semble. J'ai fait de même pour mes chiens. Quant aux reptiles, rongeurs et perroquet, ils possèdent chacun une place dans la maison.
Tiffany : Les serpents ne prennent ni place, ni gros budget. Les souris sont en cage assez spacieuses pour pouvoir jouer. Les lapins, quant à eux, sont en liberté.

Comment se passe la cohabitation avec le reste de la famille ?
Anne-Cécile : J'ai la chance d'avoir un conjoint qui a la même passion que moi, et les enfants sont très heureux d'avoir autant d'animaux chez eux. Les chiens sont très protecteurs envers nous. Je pense qu'habituer un enfant aux animaux dès le plus jeune âge améliore sa sociabilité. Je consacre le maximum de mon temps à mes animaux, mais je ne délaisse pas ma famille pour autant.
Tiffany : Mon compagnon a accepté ma passion par amour, même si nous devons réduire le nombre de mes animaux. Quant à mon fils, il est ravi de tout ce petit monde.

Quels sont les problèmes les plus fréquents que vous rencontrez avec de tels compagnons ?
Anne-Cécile : Les problèmes sont souvent liés aux frais médicaux ou à l'achat de nourriture, car vu la quantité nécessaire, je dois faire un grand stock. Mais j'en était bien consciente avant d'en avoir autant. Ensuite, il peut y avoir quelques querelles de voisinage, car certains de mes voisins ne sont pas amis avec les animaux.
Tiffany : Chaque espèce a des besoins particuliers. Les serpents demandent un contrôle strict des températures, de l'humidité, du bruit, etc. Les souris sont souvent victimes du stress, mais il est important de prendre en compte leurs besoins alimentaires, leurs besoins d'activité (escalade, sorties...), et aussi leur instinct grégaire. Quant aux lapins, contrairement à la croyance populaire, ils ne doivent pas vivre seuls en cage et être nourris de pain dur et de carottes ! Les miens sont donc en liberté quasi totale (ils sont propres) et ont un régime alimentaire bien particulier.

Seriez-vous prêtes à adopter un nouvel animal ?
Anne-Cécile : Pour le moment, ce n'est pas dans mes projets, mais si un animal, de n'importe quelle espèce, avait besoin de moi, il pourrait bien trouver refuge ici.
Tiffany : Quand il y en a pour un, il y en a pour dix ! Quand j'aurai plus de temps à consacrer à mes animaux, j'augmenterai le nombre d'espèces.

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