Accidents de la vie : êtes-vous bien assuré ?

S'assurer, c'est prévoir. Sauf qu'on n'est pas toujours bien assuré comme on devrait l'être, que ce soit individuellement ou pour son habitat. Voici quelques points à retenir à propos des assurances, pour gagner en tranquillité.

Accidents de la vie : êtes-vous bien assuré ?

"Un accident est si vite arrivé", entend-on souvent, de part et d'autre. Et ce n'est pas qu'une formule toute faite. Chez soi, on peut à tout moment subir un dégât des eaux autant qu'un cambriolage ou une catastrophe naturelle. A l'extérieur, une chute ou un accident, notamment, peuvent entraîner un arrêt de travail contraignant ou un séjour à l'hôpital. Enfin, dans le cas extrême d'un décès prématuré, les conséquences pour vos proches peuvent être lourdes, outre l'important tribut émotionnel à payer.

Les conséquences diverses de ces malheurs, dont nous n'avons pas présenté une liste exhaustive – la vie est plus créative que nous ! –, peuvent provoquer des difficultés physiques et financières prononcées pour vous ou votre entourage, si vous n'êtes pas assurés conformément à vos besoins, et selon les aléas de la vie. De fait, en ayant en tête tous vos contrats d'assurances (assurance habitation, assurance prévoyance, etc.), pouvez-vous répondre par l'affirmative à la question suivante : pensez-vous être bien assuré ?

Prenez connaissance de vos devoirs et obligations

D'abord, ayez conscience que si vous êtes un être libre, vous avez des droits et des devoirs. Sans faire de la littérature, on rappellera par exemple aux locataires d'un appartement – ou d'une maison – qu'ils doivent obligatoirement souscrire une assurance habitation. Les propriétaires, qui, eux, détiennent le bien où ils logent, peuvent s'y soustraire, bien qu'on ne le conseille pas. Il vaut mieux être couvert a minima que pas du tout, c'est une certitude. Il est possible de souscrire ce genre d'assurance habitation auprès d'une banque. Elle le proposera d'ailleurs lorsque le client souscrit à un prêt immobilier auprès d'elle.

Enfin, vous avez également le devoir, plus moralement que légalement cette fois, de prendre soin de vous et de vos proches. En cela, vous pouvez notamment souscrire une assurance prévoyance, qui vient financièrement en aide à une famille touchée par la maladie ou le décès d'un des leurs. Celui qui prend cette assurance verse une cotisation mensuelle, qui ira à ses proches en cas de pépin, plus ou moins grave – arrêt de travail, invalidité, maladie, décès.

Choisissez la bonne formule

Dans le cas des assurances prévoyances, il y a naturellement plusieurs formules, que nous allons tenter de vous résumer. En premier lieu, parlons de la rente éducation. Celle-ci se charge de couvrir, en cas de décès d'un parent, l'avenir scolaire de la progéniture. Cette rente s'arrête quand l'enfant devient adulte, à 18 ans, ou à l'arrêt de ses études, à 25 ans maximum. Une telle assurance a donc ses limites dans le cas de longues études (médecine, par exemple).

Pour ce qui est de l'assurance "décès", comme son nom l'indique, elle couvre une famille après la perte d'un individu. Elle aide en général le conjoint, et peut aussi survenir lors d'une invalidité totale et définitive du contractant. Enfin, l'assurance obsèques allège financièrement les proches au moment des funérailles, qui peuvent s'avérer (très) coûteuses.

En ayant tout cela en tête, observez si, de votre côté, vous avez fait le nécessaire pour assurer un avenir stable à vos proches.

contrat

L'estimation de votre habitat

Côté logement, il y a également une multitude de choses à prévoir, et donc à savoir. En effet, tout le monde n'a pas le même habitat, et entre le palace et le placard à balai, il y a un monde qui peut se refléter dans le contrat d'assurance. Dans le cas des propriétaires, il s'agit pour vous de bien évaluer vos biens, en trouvant leur bonne valeur, c'est-à-dire ni trop haut, ni trop bas. Soyez le plus fidèle possible à la réalité. Vous devez également dénombrer vos pièces, en écartant du calcul la cuisine et la salle de bain, qui n'entrent pas en ligne de compte.

Une fois la valeur globale de votre bien immobilier déterminée, vous allez devoir estimer le montant de votre mobilier et de vos objets de valeur (y compris bijoux et œuvres d'art). Vous aurez alors connaissance du montant de la franchise, qui correspond à ce que vous devez payer en cas de problème, après que l'assurance a couvert le plus important. Votre franchise peut être plus ou moins élevée, et si elle l'est trop à votre goût, il vous faudra probablement trouver un nouvel assureur.

Enfin, choisissez le mode d'indemnisation, qui se partage entre remboursement en valeur d'usage, ou en valeur à neuf. Logiquement, le second impacte de manière plus importante le montant de la prime.

Identifiez vos besoins et les bénéficiaires

Dans le cas d'une assurance prévoyance, vous devez réfléchir à la formule à laquelle souscrire, notamment suivant la composition de votre famille. Pour ce qui est de l'assurance éducation, si vous n'avez pas d'enfant, ou pas d'enfant concerné – c'est-à-dire si le vôtre est majeur ou a plus de 25 ans –, il est inutile d'y penser. Pour la rente décès, son montant doit être indexé en fonction du nombre de personnes que vous voulez assurer, en tenant compte du train de vie que vous souhaitez leur offrir.

famille

Choisissez bien votre assureur

Si vous estimez que vous payez trop cher vos contrats, ou si les propositions des agences sont trop élevées, rappelez-vous que le marché de l'assurance est concurrentiel. Et qu'il n'y a aucune honte à faire marcher la concurrence, notamment pour l'assurance prévoyance. Prenez donc le problème à bras-le-corps en vérifiant si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs. Vous pouvez utiliser un comparateur d'assurance, qui vous proposera en quelques clics des comparatifs complets.

Vous pouvez aussi faire vous-même le déplacement chez les assureurs qui ne sont pas référencés sur ce genre de sites – cela arrive fréquemment. Dans tous les cas, ne payez pas trop cher, même si une assurance ne doit pas non plus être trop bon marché : cela va influer sur le montant du recouvrement après un sinistre ou un malheur, et plus l'indemnisation est étendue, mieux c'est.

Enfin, dernier conseil d'ami sur le sujet : n'acceptez pas tout sans rechigner, et n'hésitez pas à négocier avec l'assureur que vous avez choisi. Puis renégociez le contrat chaque année ou tous les deux ans, vous pourrez toujours gagner quelques euros.

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