7 superstitions qui ont la vie dure à la maison

Dresser une table pour 13, casser un miroir ou se lever du pied gauche, voilà quelques petites superstitions qu’on ne sait pas vraiment expliquer mais qui peuvent vite nous contrarier. Alors faut-il vraiment suivre à la lettre ces croyances d’une autre époque ?

7 superstitions qui ont la vie dure à la maison

Vous n’êtes peut-être pas très superstitieux, pourtant vous faites sans doute attention à ne pas ouvrir un parapluie dans la maison ou à ne pas mettre le pain à l’envers sur la table.

Mais d’où viennent ces petites manies ? Ont-elles vraiment une influence et doit-on les suivre à tout prix ? Voici 7 croyances un peu absurdes, mais encore bien ancrées dans notre quotidien.


Se lever du pied gauche

On dit communément d’une personne de mauvaise humeur qu’elle s’est levée du pied gauche. On imagine ainsi que poser le pied gauche par terre, en premier, au saut du lit, est signe que la journée démarre mal. L’origine de cette croyance vient du latin sinister, qui a donné naissance au mot "senestre", un ancien terme du vieux français utilisé par désigner la gauche. Or ce mot a aussi évolué en "sinistre", synonyme du nom "dégât" et des adjectifs "maussade", "sombre"… Bref, rien de réjouissant. D’ailleurs, les Italiens parlent encore de "sinistra" pour désigner la gauche. Mais ce ne sont que des mots, des concours de circonstances qui font qu’aujourd’hui, poser le pied gauche ou le pied droit en vous réveillant ne changera pas grand-chose à votre journée.

Casser un miroir

Un instant de maladresse, on laisse tomber un miroir et paf, 7 ans de malheur. Cette peur apparemment infondée remonte à l’Antiquité. À cette lointaine époque, on pensait que le reflet du miroir était celui de notre âme. Briser un miroir revenait donc à supprimer une partie de soi-même. Quant à la malédiction des sept années qui suivent, elle nous vient d’Italie où, au 15e siècle, on fabriquait à Venise des miroirs très précieux et donc très chers. Dans les grandes maisons, les domestiques qui cassaient l’un de ses objets étaient privés de salaire pendant 7 ans. Une autre histoire raconte qu’à la même époque, l’homme d’État Laurent de Médicis dut attendre 7 années avant de retrouver un artisan capable de refaire à l’identique le miroir qu’il avait brisé.
Dans tous les cas, aujourd’hui, lorsqu’elle telle mésaventure vous arrive, prenez surtout soin en ramassant les morceaux de ne pas vous couper les doigts.

Ouvrir un parapluie à l’intérieur

Bien que l’usage du parapluie nous pousse plutôt à l’ouvrir dehors quand on s’aperçoit qu’il pleut, il peut être tentant de déployer cet accessoire dans l’entrée de son logement pour éviter la moindre goutte. Erreur, nous dit la superstition du parapluie, cela nous porterait malheur. Et cette croyance date du 18e siècle, époque où les parapluies étaient des objets rudimentaires, dotés d’un système d’ouverture fragile dont les ressorts pouvaient sauter à tout moment. On risquait alors de casser des objets, ou même de blesser quelqu’un. C’est pourquoi il était recommandé de ne pas ouvrir son parapluie à l’intérieur. Les accessoires de notre génération sont bien plus fiables et les risques sont donc minimes. D’autant qu’ouvrir un parapluie à l’intérieur reste la meilleure option pour le faire sécher.

Passer le balai la nuit

Ce paragraphe s’adresse aux maniaques tentés de faire le ménage la nuit tombée. La superstition recommande de ne pas jouer du balai quand le soleil est couché (on dit même parfois, après 18h) sous peine de s’attirer le mauvais œil, voire de provoquer la mort d’un proche. D’une part, le balai est l’accessoire privilégié des sorcières (offert par le diable lui-même) pour se déplacer et persécuter leur souffre-douleur. D’autre part, ce petit rituel hygiénique pourrait faire rentrer les âmes des morts dans votre maison. Concernant l'usage de l’aspirateur, on n’a aucune info.

balai

Se retrouver 13 à table

Soyons franc, dresser la table pour 13 couverts n’a jamais emballé personne, sans trop savoir pourquoi. La vérité est que cette superstition suggère que ce nombre pourrait provoquer la disparition prochaine et rapide de l’un des convives. Elle nous viendrait tout simplement du dernier repas de Jésus, rassemblé avec ses 12 apôtres, c’est la célèbre scène de la Cène. Judas (ce traître) ayant eu la funeste idée de le livrer aux autorités, on connaît tous la suite de cette sombre histoire.

Mettre le pain à l’envers

Reposer le pain sur la table dans le mauvais sens peut crisper les esprits chafouins. Certaines personnes y voient en effet la promesse d’une rencontre avec le diable. Cette idée remonte au Moyen Âge, époque tendue où l’on condamnait à mort toute personne qui contrevenait à la moindre règle. Le bourreau, en charge de l’exécution, était aussi respecté que craint. Le jour du supplice, le boulanger lui réservait son pain... en le retournant. Cette miche renversée sur le comptoir était alors parfaitement identifiée et personne n’avait envie de s’en emparer. Le réflexe est resté et il paraît encore tout à fait incongru de laisser sur la table un pain à l’envers.

Changer ses draps le vendredi

Terminons avec une petite croyance populaire pas bien méchante qui consiste à éviter de changer ses draps le vendredi. En réalité, l’interdiction porte sur le fait de ne pas laver les draps le vendredi saint (le vendredi suivant le dimanche des Rameaux, jour de la mort de Jésus-Christ sur la croix, autour du 15 avril). Cela symboliserait le nettoyage d’un linceul pour un membre de la famille. Les autres jours, vous pouvez faire tourner le lave-linge sans problème.

Vous aurez remarqué que nous avons choisi 7 exemples pour illustrer ces superstitions qui perdurent. Un chiffre hautement symbolique qui a, lui aussi, toute sa place au rayon des croyances populaires.

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