En 2024, nous aurons tous le même chargeur

En 2024, nous aurons tous le même chargeur

Après des années de tergiversations, le Parlement et le Conseil européens sont parvenus à un accord de principe pour que tous les utilisateurs d'appareils électroniques aient le même chargeur, dès 2024.

On a tous chez nous un amoncellement de chargeurs filaires pour nos appareils électroniques – smartphones, tablettes, consoles de jeux, appareils photo numériques, enceintes, etc. – car les marques pouvaient jusqu'ici choisir leur propre solution pour la charge de ces différents appareils. Toutefois, dès 2024, les marques souhaitant commercialiser leurs produits en Europe devront se conformer à la décision de l'U.E., et proposer des appareils équipés d'un port USB-C.

Le choix de ce chargeur unique a plusieurs objectifs : réduire les dépenses dans ce domaine (qui représentent 2,4 milliards d'euros par an pour les consommateurs européens) ; harmoniser la vitesse de recharge rapide entre les appareils de marques différentes ; réduire l'impact écologique négatif d'une accumulation de chargeurs, qui engendre chaque année 11.000 tonnes de déchets, entre les accessoires jetés et ceux abandonnés au fond d'un tiroir.

L'accord est provisoire et il devra être validé par l'ensemble des membres de l'U.E., en octobre 2022. Mais les discussions sont en bonne voie, pour un chargeur unique imposé dès 2024 pour les petits appareils électroniques et en 2026 pour les chargeurs de PC. Depuis 2009, les autorités européennes cherchent une solution qui convienne autant aux consommateurs qu'aux entreprises, mais elles font face à la réticence de certains groupes, comme Apple qui s'est toujours opposé à cette idée en mettant en avant la liberté d'innover, et qui semble encore une fois faire la grimace.

L'entreprise californienne est connue pour proposer ses propres connectiques, ce qui force les acheteurs à dépenser plus pour pouvoir utiliser et recharger leurs appareils. Un chargeur unique déboucherait donc sur un manque à gagner important pour la firme à la pomme, qui devra toutefois se conformer à la législation européenne si l'accord était validé. Comme l'explique Thierry Breton, commissaire européen aux Affaires intérieures, « si Apple veut commercialiser ses produits en Europe, il faudra respecter nos règles. »

Cette décision majeure a été prise pour préparer l'avenir et afin qu'elle ne soit pas obsolète trop rapidement, des discussions sont en cours, pour inclure un standard commun pour le système de recharge sans fil de plus en plus courant. Pour les consommateurs, qui pourront y voir plus clair dans la myriade d'offres sur le marché de la tech, tout autant que pour la préservation de la planète, l'entérinement de cet accord sera une décision à saluer.

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