A vendre : le fort idéal pour éviter les virus

A vendre : le fort idéal pour éviter les virusPhoto: Strutt & Parker

En temps de pandémie et de confinement, pas toujours évident de se retrouver à l'abri des microbes. Mais un logement isolé, pourvu de toutes les commodités et dont toutes les chambres ont vue sur la mer, est une option qui donne envie.

Fort Boyard pourrait répondre à ces critères, mais il n'est malheureusement plus disponible et ses chambres sont déjà occupées par toutes sortes de créatures. Si vous aimez les chips au vinaigre et le plum pudding, vous pourrez vous retourner vers le fort Spitbank, à proximité de Portsmouth.

Ce dernier fort a été construit peu après son illustre homologue français, à la fin du XIXe siècle. En cette période, à l'apogée de l'empire colonial britannique, Portsmouth était considéré comme le plus grand port du monde. Le souvenir de l'épisode Napoléonien et ses ambitions de conquête de l'Angleterre est encore dans tous les esprits : il fallait sécuriser le port de Portsmouth.

L'endroit est ainsi devenu à la fin du XIXe siècle l'une des villes les plus fortifiées du monde avec plusieurs dizaines de forts. Dont quatre situés au milieu de l'embouchure orientale du Solent (le détroit qui sépare l'Angleterre de l'île de Wright) : No Man's Land, Horse Sand, St Helens et Spitbank.

Ce dernier, le plus petit des quatre, est en vente. Après avoir été tour à tour abandonné, transformé en musée puis en plateau de télévision, il est devenu un hôtel de luxe en 2009. Les boulets français n'en sont pas venus à bout, mais il semble que le Covid-19 aura eu raison de l'établissement. Sa situation est en effet telle qu'il est impossible d'y mettre en place les protocoles sanitaires applicables à l'hôtellerie britannique.

Chambre Spitbank

Le promoteur chargé de la vente espère en retirer 4 millions de livres (environ 4,5 millions d'euros) pour une surface de 3000 m². Il met aussi en vente les deux forts voisins en sa possession : No Man's Land Fort, avec son hôtel, son restaurant et son héliport, et Horse Sand Fort, inutilisé pour l'heure mais qui dispose d'une centaine de pièces et de ses affûts d'artillerie.

Spitbank, un fort circulaire d'une cinquantaine de mètres de diamètre, constitué de briques, de grès et d'acier pour la partie basse, et de béton pour la partie supérieure, se situe à seulement 1 km de la côte. Il a subi quelques bombardements aériens de la Luftwaffe durant la seconde guerre mondiale sans grand dommage avant d'être totalement désarmé en 1948. Et maintenant à nouveau disponible pour un nouvel occupant.

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