Food Divorce : quand les couples décident de ne plus manger la même chose

Les repas peuvent être source de conflit au sein d'un couple, quand les horaires, les habitudes alimentaires, les régimes et les préférences de chaque partenaire ne coïncident pas. Lorsqu'en plus, seul un des partenaires a la charge des courses et de la cuisine, cela peut engendrer de fortes tensions. C'est de ce constat qu'est né le « food divorce », une pratique qui gagne du terrain et qui peut s'avérer salvatrice.

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Food Divorce : quand les couples décident de ne plus manger la même chose

Les régimes alimentaires, comme les rythmes de vie, varient d'un individu à l'autre. Si le concept de couple est associé au compromis, décider de ne plus partager les repas ou de cuisiner séparément pour que chacun mange ce qui lui plaît est une tendance en vogue, répondant au nom de food divorce. Et contrairement au divorce classique, cette séparation alimentaire pourrait avoir des effets positifs sur le bien-être des deux partenaires.

Food divorce : quand chacun mange ce qu'il souhaite

Deux partenaires d'un couple peuvent partager de nombreux points communs et vivre en parfaite harmonie si le quotidien est ponctué de petites attentions appréciables, mais rien n'indique que leur alimentation doit être similaire. Pourtant, par commodité, on fait des courses globales et on cuisine des repas pour deux. C'est un gain de temps pour celui qui fait les emplettes et pour le cuisinier, qui n'aura pas à planifier deux menus différents, à chaque fois.

Cependant, cela veut dire qu'en cas de régimes alimentaires différents (végétarien, régime minceur, intolérance au gluten, etc.), ou de préférences pour tel ou tel type de cuisine, l'un des partenaires devra faire des sacrifices. Même son de cloche si l'un a faim en début de soirée, quand l'autre préfère manger plus tardivement pour se caler sur sa digestion et son cycle de sommeil, ou qu'un des deux partenaires aime manger chaud le soir quand l'autre préfère se contenter d'un repas froid et léger.

Plutôt que d'argumenter quotidiennement et de transformer chaque préparation de repas en conflit latent, certains couples optent pour le food divorce, qu'on pourrait appeler "divorce alimentaire" en français. Chacun s'occupe de la préparation de son repas, et éventuellement de ses courses, et les partenaires peuvent manger ensemble ou choisir de déjeuner/dîner à des moments différents, selon ce que leur dicte leur appétit.

Une pratique symbole du mal-être d'un couple ?

À imaginer un couple manger séparément, on pourrait croire qu'une crise est en cours. Pourtant, le food divorce cherche justement à éviter que les disputes n'éclatent, en offrant à chacun un espace de liberté lors des repas. C'est un peu le même principe que faire chambre à part, mais appliqué à l'alimentation.

Les partisans de la pratique expliquent qu'il s'agit d'une manière de réduire la charge mentale de celui à qui incombe la tâche de prévoir les repas et de les préparer pour deux, car il est moins stressant et moins chronophage de se faire à manger pour soi-même. Il n'y a aucune pression du résultat, aucune règle à respecter : on fait ce qui nous plaît et tout le monde y trouve son compte.

Il y a tout de même une différence notable dans la manière de pratiquer ce divorce alimentaire. Si le fait de s'asseoir à la même table en mangeant des plats différents peut s'avérer payant pour le bien-être du couple, surtout si l'ensemble des tâches est bien partagé (chacun fait ses courses, cuisine et fait sa vaisselle), prendre son repas à des horaires différents et/ou chacun de son côté peut être symptomatique d'un problème plus profond. Des études mettent en avant les bienfaits des repas partagés en famille et l'importance, pour la stabilité d'un couple, de partager des moments ensemble quotidiennement.

L'importance de passer du temps ensemble

La solution la plus bénéfique pour profiter des bienfaits du food divorce pourrait donc être de partager les repas, même en optant pour des plats différents. Après tout, n'est-ce pas ce qu'on fait déjà au restaurant ? Le repas reste un moment phare de la journée, sous forme de temps d'échange et de partage, et cela constitue un fondement solide de toute relation.

Sinon, rien n'empêche de modifier l'organisation familiale et de laisser chacun manger quand il le souhaite, en fonction de son agenda et de ses envies. Dans ce cas de figure, il faut s'assurer de trouver du temps ailleurs, pour continuer à pratiquer des activités à deux. Quand les conflits naissent du besoin de dégager du temps de préparation, d'autres solutions peuvent également être envisageables, comme le batch cooking ou la cuisine au micro-ondes.

Au-delà du couple et du concept de food divorce, on rappelle qu'il existe de bonnes solutions pour organiser des repas en famille aussi fréquemment que possible, pour perpétuer la tradition et créer des souvenirs autour de la table.

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