Deux tiers des dentifrices mauvais pour la santé

Deux tiers des dentifrices mauvais pour la santé

De plus en plus de consommateurs s'inquiètent de la qualité des aliments qu'ils ingurgitent. Mais l'alimentation n'est pas la seule à pouvoir avoir une influence positive ou négative sur notre santé. La composition des produits cosmétiques et des produits d'hygiène est elle aussi régulièrement pointée du doigt.

En mars 2019, c'est "Agir pour l'environnement" qui tirait la sonnette d'alarme en dénonçant la présence d'un additif dangereux pour la santé dans la composition de nombreux dentifrices.

L'association a passé au crible 408 pâtes dentaires dont 59 pour enfants disponibles en pharmacies, parapharmacies, grandes surfaces ou magasins bio. Résultat, on retrouve du dioxyde de titane dans 271 des 408 produits testés. Sur les 59 produits pour enfants, 29 en contenaient soit près de la moitié.

Si ces résultats ont fait bondir l'association, c'est que le dioxyde de titane - aussi connu sous le numéro E171 - est un additif contenant des nanoparticules. Ces dernières, inférieures à 100 nanomètres, sont réputées nocives pour la santé car leur taille favoriserait leur pénétration en profondeur dans l'organisme. En 2017, l'Institut National de la Recherche Agronomique publiait ainsi les conclusions d'une étude démontrant que le dioxyde de titane facilitait la croissance de lésions précancéreuses chez le rat.

Suite à son étude, l'association "Agir pour l'environnement" a donc demandé au gouvernement français d'interdire l'utilisation de cet additif dans les produits pouvant être ingérés ou partiellement ingérés, comme c'est le cas avec le dentifrice. On le rappelle, le dioxyde de titane est utilisé dans les cosmétiques mais aussi dans la fabrication de médicaments et dans l'alimentaire (crèmes glacées, desserts, plats préparés...).

Si cette nouvelle a de quoi inquiéter, on se réjouit de voir de nombreuses associations mener des études de qualité et alerter aussi bien la population que les gouvernements sur ces ingrédients nocifs. On espère désormais que la pression populaire aura raison du E171.

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