Toit végétal, toit du futur ?

Le toit végétal est un concept écologique qui séduit chaque jour davantage de propriétaires. Il faut avouer qu'en plus d'être écolo, l'idée est aussi tentante pour l'esthétique originale qu'elle ne manquera pas d'offrir à une toiture. Il commence même à faire fureur dans les grandes villes.

Toit végétal, toit du futur ?Photo: Sookie

Ce qu’il y a d’intéressant avec le toit végétal, c’est qu’il peut s’adapter à votre toiture du moment que celle-ci dispose d’une pente de 30° maximum (au-delà, on parle alors de mur végétal). Leur rendu est totalement personnalisable et vous pourrez adopter à votre guise une simple toiture terrasse paysagée, une opulente toiture résidentielle avec une végétation intensive, ou encore une toiture de jardin potager.

Les composantes d’un toit végétal

Un toit végétal comprend 5 couches :

> Un support, qui portera la charge de tout l’ensemble du toit végétalisé.

> Une membrane étanche qui servira à isoler votre habitation et la mettre à l’abri d’une infiltration d’eau.

> Une couche de filtration et de drainage, qui servira à emmener l’eau vers les gouttières. Elle doit être posée de manière à empêcher les racines d’y pousser.

> Un substrat, qui nourrira les végétaux. Il est composé de compost végétal mais aussi de pierres absorbantes broyées qui assureront la rétention d’eau.

> Et pour terminer, la fameuse couche végétale qui accueillera les plantes et arbustes.

Les différents types de toit végétal

Il existe trois types de toit végétalisé.

1/ La toiture extensive est reconnue principalement pour sa légèreté avec une épaisseur de substrat de 8 à 15 cm environ. Ce type de toit est conçu pour faire pousser un tapis végétal léger mais dru sans avoir à consolider à outrance son toit. Une telle toiture est adaptée aux plantes résistantes comme les plantes succulentes, les mousses et autres sedums. Parfaite pour les grands bâtiments aux toits plats ou inclinés, la toiture extensive nécessite très peu d’entretien et reste peu coûteuse.

2/ La toiture dite intensive requiert une épaisseur plus importante de substrat (de 30 cm à 1 mètre) puisque devant nourrir quasiment une petite forêt ! Elle offre la possibilité d’y planter tout ce que vous voulez : arbres nains, fourrés, palmiers, etc. Pour cette raison, une toiture intensive est excessivement lourde et doit être pensée avec un architecte. La pente du toit l’accueillant ne doit pas excéder 5% et devra obligatoirement être en béton armé pour supporter la charge au sol (jusqu’à 500 kg/m²). Ce type de toiture nécessite également un entretien régulier, avec un système d’arrosage performant.

3/ Le dernier type de toiture est un mix entre les deux premiers : la toiture semi-extensive. C’est un léger tapis de verdure rehaussé de petits arbustes, de légumes et de plantes grimpantes ou à feuillage. On a ici un agrégat qui fera entre 15 et 30 cm d’épaisseur, plus riche que celui de la version extensive. Il sera donc plus lourd, nécessitant une charpente mieux renforcée et un entretien plus régulier mais sera parfait pour abriter un potager.

Quels avantages d’avoir un toit végétal ?

Le premier effet positif d’un toit végétal est à observer en ville où il réduit la chaleur générée par la réflexion des rayons de soleil sur les immeubles (phénomène plus connu sous le nom de « Urban Heat Island Effect ») : les végétaux les absorbent, évitant ainsi l’effet four.

C’est aussi une solution efficace à long terme pour diminuer le réchauffement climatique ainsi que la pollution atmosphérique étant donné que les végétaux absorbent en hauteur le CO2 présent dans l’air ainsi que ses polluants. Le tout en en exploitant l’espace inutilisé des toits.

Enfin, un toit végétal est un excellent isolant phonique et thermique, limitant les pertes de chaleur et diminuant le coût énergétique.

Publié le 10/02/2014, par Erwan Dutellier

"Fan de technologie et de design intérieur, j'aime les maisons et les gens qui vivent dedans."