Somnambulisme, comment y faire face ?

S'il ne concerne que 4% des adultes, le somnambulisme touche un enfant sur quatre, avant de disparaître progressivement à l'adolescence. Ce trouble du sommeil, souvent tourné en dérision, est à prendre au sérieux. Que vous soyez somnambule vous-même ou que cela concerne votre conjoint ou vos enfants, des précautions s'imposent pour éviter tout risque d'accident à la maison.

Somnambulisme, comment y faire face ?

Du latin “somnum”, sommeil, et “ambulare”, déambuler, le somnambulisme pousse les personnes qui en souffrent à marcher et à agir, alors même qu'elles sont en phase de profond sommeil.

Cette situation est loin d'être anodine. Elle peut provoquer de l'anxiété, mais aussi des blessures, aussi bien pour le somnambule que pour les personnes vivant avec lui.

Prévenez votre entourage

Si vous ou votre conjoint souffrez de somnambulisme, il est important de prévenir vos proches. Les amis que vous hébergez, ou avec lesquels vous passez vos vacances, apprécieront de savoir à quoi s'en tenir s'ils vous voient vous promener en pleine nuit et tenir des propos décousus !

En parler dans votre famille déliera peut-être les langues. Le somnambulisme est avant tout d'ordre génétique. Il y a donc fort à parier que si vous en souffrez, ce soit également le cas de membres de votre famille. En discuter peut vous aider à dédramatiser la situation, si elle vous angoisse, mais aussi à mieux comprendre la gestion des crises.

Sécurisez votre environnement

Le somnambulisme est un réveil dissocié, où une personne peut agir tout en étant incapable de réfléchir. Il est donc primordial de sécuriser votre maison, pour protéger aussi bien la personne atteinte de ce trouble du sommeil, que les autres habitants.

Tout d'abord, verrouillez soigneusement portes et fenêtres chaque soir avant le coucher. Vous éviterez ainsi toute sortie intempestive qui pourrait mal se finir. De la même manière, rangez les clés de voiture à un endroit inhabituel.

Il faut ensuite garder à l'esprit que les sens sont comme endormis durant cette phase d'inconscience éveillée. Une blessure, ou même une chute, ne provoquera pas forcément un réveil. Ainsi, mieux vaut ranger sous clé tous les objets coupants ou susceptibles d'être blessants. Installez en haut des escaliers une barrière de sécurité que vous pourrez verrouiller.

Enfin, pour les enfants, on évite les risques de chute, et donc les lits superposés.  

Faut-il réveiller un somnambule ?

Il est préférable de ne pas réveiller une personne atteinte d'une crise de somnambulisme. Vous risqueriez de provoquer un choc qui amènera au mieux de la confusion, au pire un épisode agressif.

Essayez si possible de la reconduire doucement vers son lit pour qu'elle puisse se rendormir (et vous avec !).

En cas d'épisode agressif, restez à distance et veillez à ce que la personne ne puisse pas se blesser. Une crise dure entre une à trente minutes, vous avez donc le temps de votre côté.

Relaxation et hypnose peuvent aider

Le stress est connu pour provoquer et intensifier les épisodes de somnambulisme. Toutefois, les somnifères et autres médicaments sont à prescrire, sauf indication contraire du médecin. Toutes les activités amenant de la détente sont donc à essayer : yoga, sophrologie, mais aussi méditation.

Une hygiène de vie saine et des horaires de sommeil fixes sont également importants à respecter.

Enfin, des séances d'hypnose ou d'auto-hypnose peuvent aider le patient à se débarrasser de ce trouble du sommeil.

Publié le 07/02/2017, par Anaïs Sybellas

"J'aime citer Goethe : Quoique tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie."