Se lever plus tôt : les dangers cachés

Vous n'avez pas pu échapper à cette tendance, elle est même l'objet d'un best-seller. Se lever tôt, voire très tôt, est à la mode. Mais si les promesses avancées par ce style de vie sont au rendez-vous pour certains, les dangers de cette méthode sont souvent passés sous silence et occasionnent de vraies déconvenues.

Se lever plus tôt : les dangers cachés

Pour vivre plus heureux et être plus productif, il semblerait qu'il faille faire partie du camp des lève-tôt. Si se réveiller de bonne heure est tendance, quelques précautions sont tout de même à prendre avant d'adopter cet art de vivre. Fatigue physique, mentale, frustration, et si finalement se lever tôt n'était pas fait pour vous ?

Sommeil et rythme biologique

Le mythe du corps que l'on peut contrôler à sa guise a la peau dure. On pourrait tout lui faire faire, y compris décider que le sommeil n'est qu'une variable ajustable dont il peut se passer.

Et c'est ici que ça coince avec cette tendance à se lever tôt. Le corps a son propre rythme, il est en équilibre instable. En changeant du jour au lendemain vos horaires, vous vous exposez sur la durée à de vraies difficultés.

Du stress physique, de la privation de sommeil et des horaires chamboulés risquent de découler de l'anxiété, des troubles du sommeil et une fatigue invalidante dont il vous faudra peut-être des semaines voire plus pour vous remettre.

Face aux difficultés, vous risquez de penser que vous vous y prenez mal, que vous n'êtes pas assez discipliné et allez peut-être tenter de persévérer. Pourtant c'est ce style de vie lui-même qu'il faut remettre en cause en réalisant que ce n'est pas à votre corps de s'adapter à son rythme mais bien l'inverse.

La tentation de faire toujours plus

Pourquoi se lever plus tôt ? Pour faire plus, toujours plus, pour avoir du temps pour soi, vous répondront certains. Nos listes de choses à faire n'en finissent plus de s'allonger.

Travail, enfants, vie sociale, vie conjugale, activité physique, intellectuelle, on veut cocher toutes les cases, et en 24 heures on ne le peut souvent pas. Les méthodes pour manager sa vie cachent souvent une réelle frustration à ne pas mener la vie parfaite que l'on voudrait.

La solution n'est peut-être pas alors de mieux s'organiser, de rogner sur son temps de sommeil ou sur son temps de paresse, mais de prendre du recul par rapport à ces ambitions démesurées.

Trouver son propre rythme et faire des choix

Vivre sa vie pleinement n'est pas incompatible avec l'idée de respecter son propre rythme biologique. Le corps se repose, guérit rarement aussi vite qu'on le voudrait. La première étape consiste à l'accepter.

Et ce n'est pas ce que l'on veut entendre mais il est pourtant souvent nécessaire de faire des choix. On n'a qu'une vie, on ne peut pas tout faire. Il faut alors se demander ce qui compte réellement pour nous et s'y consacrer pleinement. On devra alors faire le deuil de certaines envies ou les repousser à plus tard.

Mais que l'on se rassure, en prenant un peu de recul sur son quotidien, on se rend parfois compte qu'il reste de la place dans son emploi du temps pour faire ce que l'on aime. Ces 15 minutes à se perdre sur les réseaux sociaux auraient pu être consacrées à faire de la méditation. Cette télévision que l'on regarde sans grand plaisir, on peut l'éteindre et enfin lire un bon roman... Essayez, vous verrez.

Publié le 12/02/2018, par Carole Guidon

"Comme Neale Donald Walsch, je crois que la vie commence là où notre zone de confort s'arrête. Et vous ?"