Obsolescence programmée, ce que l'on vous cache

Elle a beau être dans le collimateur des associations et des gouvernements, l'obsolescence programmée semble encore avoir de beaux jours devant elle. Malheureusement pour le consommateur, il est en effet encore relativement difficile de s'en protéger et d'y échapper.

Obsolescence programmée, ce que l'on vous cache

L'obsolescence programmée, vous connaissez ? Ce sont ces nombreuses techniques auxquelles ont recours les fabricants de produits électroniques ou électriques pour raccourcir la durée de vie de nos appareils et nous faire consommer plus souvent.

Mais au fait, comment procèdent-ils et peut-on vraiment s'en protéger ?


L'obsolescence programmée en bref

Pour de nombreuses personnes, l'obsolescence programmée, c'est, en gros, des appareils électriques ou électroniques moins résistants et qui tombent en panne plus rapidement qu'avant. Les constructeurs s'assurant par exemple que si un seul des composants ne fonctionne plus, l'appareil tout entier soit mis hors d'état de fonctionnement.

Mais en fait, l'obsolescence programmée s'étend bien au delà de cette définition. Il y a également les pièces ou accessoires dont on arrête la production ce qui rend l'appareil impossible à réparer, des logiciels qui deviennent incompatibles avec les anciens modèles de la marque, on pense notamment aux smartphones qui ne supportent plus les nouvelles versions de leur logiciel et qui, même s'ils fonctionnent encore, sont beaucoup plus lents, exécutent péniblement les tâches demandées.

Il y a également les appareils comme les imprimantes qui vous envoient des notifications vous demandant de remplacer les cartouches, car elles ont été programmées pour cela et enfin, cette technique qui consiste à rendre un produit « has been », passé de mode et qui vous incitera à changer vos équipements même s'ils fonctionnent toujours.

Comment s'en protéger ?

Il reste à l'heure actuelle très difficile de se protéger à notre échelle de ce genre de pratiques rondement menées par de grands fabricants. L'impossibilité de faire réparer ses appareils, de trouver des pièces détachées, l'arrêt de fabrication de certaines pièces et accessoires ne nous facilite pas la vie en effet.

Le bouche-à-oreille peut être une façon de connaître des marques plus fiables que d'autres en fonction des expériences utilisateurs de nos proches même si cela reste bien sûr hasardeux.

Le seul réel pouvoir que nous ayons dans ce domaine est celui de renoncer aux produits dernier cri en acceptant de garder nos smartphones et autres appareils qui fonctionnent encore mais qui deviennent obsolètes car passés de mode.

Une astuce enfin, avant de faire la mise à jour de vos vieux smartphones et ordinateurs portables avec les nouvelles versions de IOS, Androïd ou Windows par exemple, renseignez-vous auparavant sur des forums ou dans la presse spécialisée pour savoir si les personnes détenant les mêmes appareils que vous n'ont pas rencontré de problèmes particuliers après avoir effectué la mise à jour du logiciel.

Des associations s'y attaquent

Bien entendu, l'obsolescence programmée est une pratique courante et regrettable qui n'est plus un secret pour personne de nos jours. Face à sa banalisation, le gouvernement français a décidé de réagir en votant à l'été 2015 la loi de transition énergétique prévoyant sur ce sujet des peines pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende face à une infraction constatée.

Mais les politiques ne sont pas les seuls à avoir l'obsolescence programmée dans le collimateur. Les associations de consommateurs elles aussi s'attaquent à ces méthodes pour défendre les acheteurs mais pas seulement.

Car ne l'oublions pas, cette façon de consommer pose aussi un problème écologique. Alors à notre échelle, soutenons par le biais de pétitions ces associations et consommons responsable, pour le bien de notre belle planète.

Publié le 20/04/2016, par Carole Guidon

"Comme Neale Donald Walsch, je crois que la vie commence là où notre zone de confort s'arrête. Et vous ?"