Le paillage, ou comment habiller le sol

C’est bien connu, la nature a horreur du vide. D’ailleurs, une terre nue n’est pas naturelle. Le paillage permet de nourrir et de protéger le sol de votre jardin. Suivez le guide…

Le paillage, ou comment habiller le sol

Cette technique consiste simplement à recouvrir le sol de matériaux organiques ou minéraux, généralement au pied des plantes dans les massifs. Elle s’applique partout dans le jardin du verger au potager, en passant par les haies, mais aussi les pots et les jardinières. On peut étendre son propre compost domestique, mais aussi des feuilles mortes ou les tontes de la pelouse. Cinq à sept centimètres d’épaisseur sont suffisants pour être efficaces.

A quoi ça sert ?

Les avantages du paillage sont nombreux.
Tout d’abord, il permet d’apporter de la matière organique à dégradation lente au sol. En favorisant le développement des micro-organismes, il améliore la structure du sol et augmente sa fertilité. Vos plantes apprécieront aussi : avec un sol enrichi, elles n’en pousseront que mieux. De plus, le paillage les renforce face aux attaques de parasites, les protège du gel et optimise leur croissance.
Le paillage a également pour effet bénéfique de limiter les arrosages, en diminuant l’évaporation de la terre. A une heure où l’eau se fait rare (et chère), la nature vous dira merci et votre porte-monnaie aussi.
La couche ainsi disposée servira de refuge à de nombreux vers et autres insectes utiles au jardin.
Pour ceux qui luttent contre les mauvaises herbes, le paillage, en empêchant la lumière d’atteindre la surface du sol, évite aux plantes dites « adventices » de se développer.
Il protège aussi la terre des aléas climatiques et optimise l’infiltration des eaux de pluie.
Enfin, au pied du potager et du verger, le paillage évite le contact direct des plantations avec le sol, limitant les éclaboussures et gardant les fruits et légumes propres.

Technique et matériaux

Privilégiez un paillage à l’automne : couvrez votre terre après l’avoir rendue meuble. Puis, en été, lors de grosses chaleurs, disposez le paillage sur sol humide. Ratissez en cas de sécheresse pour permettre à l’eau de pluie d’atteindre le sol.
Pour un maximum d’efficacité, respectez quelques règles : désherbez parfaitement la terre, ne recouvrez pas les pieds des plantes, ne paillez pas sur sol gelé ou par vent fort, arrosez avant et après, et conservez une bonne épaisseur en faisant des ajouts réguliers.
Si certains jardiniers utilisent des matériaux plastiques ou textiles, préférez les paillis de type organique (gazon tondu, feuilles mortes, pailles de céréales, copeaux de bois, écorces de pin…) ou minéral (graviers, roche volcanique, billes d’argiles, ardoises, débris de poteries…). Ces derniers ne sont pas biodégradables mais contribuent au réchauffement du sol. Évitez les aiguilles de pins et les feuilles de thuyas, à la dégradation lente.

Le paillage possède donc de nombreuses vertus, mais il offre aussi des qualités esthétiques très intéressantes. Une couche de galets, de verre pilé ou de gravillon coloré apportera une touche originale à votre jardin.