La luminothérapie, mode d'emploi

La luminothérapie joue de nombreux rôles bénéfiques pour notre santé et notre bien-être. En hiver, dans les pays du nord, la luminothérapie est indispensable à l’équilibre physique et psychique de ces hommes et femmes qui voient peu le soleil plusieurs mois dans l’année.

La luminothérapie, mode d'emploiPhoto: 123RF

Vous l'avez probablement déjà ressenti si vous vivez dans l'hémisphère nord : les jours d'hiver, marqués par le pluie et la grisaille, le moral se met en berne. La luminothérapie est réputée pour ses effets bénéfiques dans la lutte contre la dépression saisonnière liée au manque de soleil et donc de lumière : elle compense le déficit de lumière lorsque les journées sont courtes ou trop sombres.

Qu’est-ce que la luminothérapie ?

La luminothérapie est un soin pratiqué en médecine douce dans le cadre de la photothérapie. La luminothérapie consiste à exposer le patient à une lumière blanche artificielle, qui se rapproche de la luminosité générée par le soleil. Cette lumière à large spectre aide à rétablir l’horloge interne des personnes sensibles au changement climatique qui se produit durant l’hiver, notamment sur le plan de la luminosité : en effet, pendant la saison froide, les journées sont plus courtes et la lumière plus faible et moins fréquente à cause des nuages, de la pluie, du brouillard.

La luminosité, qui se mesure en Lux, détermine l’éclairement lumineux sur une surface donnée de la Terre. Le corps humain a besoin de 10.000 Lux par jour. Or, en hiver, par une journée ensoleillée, nous recevons 2.000 à 10.000 Lux et en été, 50.000 à 100.000 Lux, ce qui explique ce besoin organique de lumière en hiver.

Lutter contre des troubles variés

Les personnes qui sont sensibles au manque de luminosité souffrent des symptômes suivants :
- troubles du sommeil
- dépression saisonnière également appelée TAS (Trouble Affectif Saisonnier)
- dérèglement de l’horloge biologique interne
- augmentation de l’appétit, notamment pour les produits sucrés
- baisse de la libido
- asthénie ; perte de motivation et de prise d’initiative, tristesse
- réduction de la concentration et irritabilité
- besoin exacerbé de dormir, somnolence dans la journée, fatigue

Le symptôme le plus marquant et le plus commun est le TAS, qui apparaît entre les mois d’octobre et de mars, période caractérisée par une carence en luminosité en Europe et en Amérique du Nord notamment. Car il a été démontré que la lumière stimule les hormones de la sérotonine ainsi que la mélanopsine, protéine qui, conjuguée à la sérotonine, joue un rôle essentiel dans la régulation de l’humeur et du rythme biologique.

Ainsi, dès l’automne, la lumière naturelle est réduite car les journées raccourcissent, le soleil est plus pâle et les nuages obstruent bien souvent les rayons du soleil : le cycle de réveil et de sommeil s’en trouvent eux aussi perturbés.

Comment bénéficier d’une luminothérapie

Pour compenser le déficit en luminosité par le biais de la luminothérapie, il existe désormais des lampes design qui s’harmonisent avec tous les décors d’intérieur. Cependant, il est nécessaire de choisir une lampe qui dégage au moins 10.000 Lux pour que votre métabolisme se ressource en lumière. Ces lampes s'utilisent quotidiennement, pendant la lecture, le travail ou toute autre activité.

Par ailleurs, des centres commencent à voir le jour, des instituts spécialisés dans le bien-être qui proposent des cures de luminothérapie, associées à d’autres soins, pour un traitement plus global qui restaure votre équilibre tant physiologique que psychologique.

Publié le 28/01/2014, par Salma