Comment fabriquer le plus beau terrarium

Créer son terrarium peut se résumer en quatre étapes : le choix du bocal, la préparation des outils, l'aménagement du bocal, et enfin l'entretien de ce minuscule jardin. Il n'y a plus qu'à se retrousser les manches.

Comment fabriquer le plus beau terrarium

Fabriquer un terrarium, c'est bien, en fabriquer un beau, c'est mieux ! Pour cela, il ne suffit pas de lancer dans une boîte en verre un peu de terre et quelques plantes. La création d'un terrarium n'est pas compliquée pour autant.

Du contenant au contenu, en passant par les meilleurs outils, attardons-nous sur la fabrication de cette excursion de nature en milieu urbanisé.


1. Le choix du contenant

Le contenant du terrarium doit être transparent. En verre, on préférera éviter les bocaux avec facettes gondolées. L'idéal étant que les parois soient bien nettes pour voir au travers. Il faudra également prêter attention à l'ouverture du vase, car c'est par là qu'il faudra faufiler sa main ou ses outils pour aménager l'intérieur du bocal. Plus c'est étroit, plus c'est difficile !

Pour un peu d'originalité, on n'est pas obligé de se cantonner à un classique tube en verre. Si Hema, les Galeries Lafayette et autre Ikea vous proposeront parfois des merveilles, les matériaux de récupération, une fois nettoyés, feront certainement davantage impression. Une bouteille d'alcool, un flacon de parfum, ou même un gros pot de cornichon rajoutent un côté réappropriation par la nature sur votre maison ou appartement. A l'inverse des déchets qui font horreur en forêt, c'est un moyen ici de les sublimer.

Si vous voulez un terrarium inoubliable, vous pouvez essayer d'inclure le terrarium au sein d'un autre objet. Très design par exemple sous la paroi de verre de la table devant la télé, ou en pied de lampe : vous serez assuré d'épater vos invités.

2. Faire le tri des outils

Si vous avez choisi un contenant avec une grande ouverture, le meilleur outil reste votre main ! Attention à bien vous les laver avant de commencer les opérations, vous ne voudriez pas polluer dès le départ cet environnement qui va rester longuement fermé.

Des outils plus techniques peuvent également s'avérer d'une aide précieuse. Une pince à épiler géante vous permettra de disposer à votre convenance les petits matériaux dans l'environnement miniature, tandis que des ciseaux d'aquariophile s'avéreront bien pratiques si une plante prend trop le dessus sur le reste de la composition de votre terrarium.

Vous aurez également besoin d'un brumisateur afin de nettoyer les parois intérieures de votre précieuse création sans l'inonder complètement. Préférez à ce sujet une eau déminéralisée à l'eau du robinet qui pourrait, à force des cycles d'évaporation, laisser des traces blanchâtres sur les parois vitrées.

Enfin, un entonnoir pourra s'avérer utile mais pas indispensable pour verser cailloux, terre, sable et autres joyeusetés sans avoir ensuite à passer le balai.

3. Un intérieur charmeur

C'est là qu'on s'amuse ! Énormément de matériaux sont envisageables pour placer à l'intérieur de votre petit monde fermé : cailloux (noirs, blancs, bleutés, déjantés), verre poli, sable, bois mort ou bois flotté, pierres sèches mais aussi cristaux de quartz… Il faudra juste faire attention à placer des graviers au fond de votre terrarium afin de bien drainer l'eau et d'empêcher le développement de moisissures.

Un indispensable étonnant : le charbon. Connu pour ses propriétés antibactériennes, il permettra une filtration efficace de l'eau et assurera la pérennité de votre installation. Il luttera contre l'apparition de mildiou et de pourriture. Vous pouvez acheter en magasin d'animalerie du charbon actif, mais du charbon classique trouvé près du barbecue fera également bon office. A condition bien sûr qu'il n'ait nulle trace de chair à saucisse.

Terrarium

Mais assez parlé de minéraux, les stars des terrariums, ce sont les êtres vivants ! Deux équipes se distinguent, les plantes d'un côté, les insectes de l'autre.

Côté plantes, impossible de faire sans la mousse. Elle est à la fois un réceptacle à humidité, belle à contempler, diverse dans sa forme, et simple à agencer. Elle saura de plus mettre en valeur les autres membres de votre terrarium sans pour autant les éclipser.

Pour ajouter un peu de verticalité, rien de tel que des champignons. Avec quelques fittonias (ces plantes aux feuilles veinées de rouge), ils se chargeront de déployer un spectre de couleurs très agréable dans l'environnement cloisonné. On privilégiera les plantes grasses, les succulentes et les espèces dont les racines ne se développent pas à outrance.

Si vous trouvez tiges et feuilles trop banales et que vous avez envie que ça bouge, rien ne vous empêche d'ajouter quelques insectes dans votre terrarium. Mais attention, pas n'importe lesquels ! Les araignées sont à éviter, leurs toiles devenant très vite encombrantes dans l'espace cloisonné. De plus, elles demanderaient un apport constant d'autres insectes pour ne pas mourir affamé, ce qui est assez délicat à gérer si vous désirez garder votre bol fermé. Les escargots, aussi jolis soient-ils, sont également à exclure, en raison de la bave qu'ils laissent derrière eux.

Il faudra se cantonner aux minuscules collemboles si vous ne voulez prendre aucun risque. Ces tout petits insectes se nourrissent de moisissures et permettront ainsi d'éviter que celles-ci ne se développent, principal risque de votre espace incubé. Cloportes et mille-pattes peuvent également être envisagés afin de créer un véritable petit vivarium !

4. Simplicité d'entretien

De nombreux terrariums ont été reportés comme étant en environnement clos pendant de nombreuses années, sans avoir besoin d'arrosage. Si vous arrivez à bien équilibrer le niveau d'eau et l'exposition au soleil de votre réceptacle, vous pourrez a minima vous approcher des six mois en autonomie complète.

Mais au début, n'ayez pas peur de laisser le terrarium s'aérer un peu, surtout les premières heures suivant sa création. L'erreur de débutant est de trop humidifier, de peur que les plantes souffrent du manque d'eau, mais l'apparition de moisissures en est d'autant favorisée. Mieux vaut rajouter de l'eau après coup avec le brumisateur si vous sentez les plantes raplapla.

Vous pourrez nettoyer les bords des parois vitrées avec un mouchoir ou un essuie-tout, si nécessaire perché au bout d'un outil long comme une cuillère en bois. Si votre couvercle est en liège, vous pouvez y glisser en dessous une pochette plastique ou du film alimentaire afin d'éviter qu'il ne favorise le développement de bactéries.

Enfin, n'hésitez pas à couper quelques herbes un peu trop téméraires qui s'approprieraient l'ensemble du récipient, sauf si cela vous plaît ! Mis à part ces quelques points, l'entretien du terrarium relève plus de la contemplation que de l'action. Un véritable havre de paix qui pousse en toute tranquillité.

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