Bienveillance et indulgence, pour soi et pour les autres

Et si la clé du bonheur n'était pas la perfection, mais l'acceptation de nos défauts et de nos échecs ? Adopter un état d'esprit souple, généreux, empreint d'empathie et de sympathie pourrait alors nous ouvrir les portes d'un bonheur serein et durable.

Bienveillance et indulgence, pour soi et pour les autres

Perfectionnistes, exigeants, nous nous traitons souvent avec bien peu d'indulgence et de compassion. Nous ne sommes pourtant que des êtres humains et gagnerions beaucoup à nous initier à la bienveillance pour vivre une vie plus sereine, plus heureuse et débarrassée de culpabilité.

Quand perfectionnisme et exigences nous étouffent

Le culte de la performance nous est inculqué dès l'enfance alors que notre savoir est sans cesse évalué à l'école par des notes et comparé à celui de nos camarades. Cela se poursuit bien évidemment à l'âge adulte notamment dans le cadre professionnel.

Cette exigence de performance et de perfectionnisme est inscrite en nous, parfois même inconsciemment. Nous aimerions être meilleur, faire mieux, être plus ceci ou moins cela, réussir notre vie de telle ou telle manière.

Mais parce que nous sommes humains, nous connaissons quelques ratés et devons conjuguer avec nos défauts. Il y a ceux qui les acceptent, et ceux qui culpabilisent d'être si imparfaits et souffrent de frustration. Cela nous arrive à tous à une échelle différente. Pourtant, nous aurions beaucoup à gagner à cultiver un esprit d'indulgence et de compassion.

Du bonheur d'être bienveillant envers soi-même

Nous ne sommes pas parfaits et nous ne le serons jamais. S'il n'y a rien de mal à avoir de l'ambition, à aimer repousser ses limites et à vouloir réussir, il faut aussi savoir être un peu indulgent avec soi-même.

Se traiter avec bienveillance, avec compassion, accepter ses défauts, accepter ses erreurs passées est certainement une des clés du bonheur. Cela nous décharge d'un immense poids qui pèse sur nos épaules, d'une pression terrible que l'on se met soi-même parfois inconsciemment.

Il n'est pas toujours facile de changer ses mauvaises habitudes et d'arrêter d'être toujours dans la critique. Il faut pour cela observer son dialogue interne et apprendre à être moins dur avec soi-même. Cela nécessite de savoir prendre du recul et d'apprendre à remplacer ses pensées automatiques pour parvenir peu à peu à se juger avec plus de compassion.

Cet exercice demande un peu d'entraînement avant que cet état d'esprit ne devienne naturel. Mais dès que nous y parvenons les bénéfices sont immédiats. On se sent plus zen, plus serein, plus heureux tout simplement.

Un état d'esprit à cultiver pour tous

Être dans la bienveillance plutôt que dans le jugement s'applique également aux autres. Il ne s'agit pas ici de se débarrasser de son esprit critique mais de choisir d'être dans l'empathie (comprendre les émotions d'autrui) et la compassion (vouloir soulager la souffrance d'autrui), plutôt que dans l'évaluation et la condamnation perpétuelles.

Pour cela, il convient de se méfier des préjugés ou des jugements hâtifs. On peut à l'inverse préférer essayer de comprendre les autres en regardant le monde à travers leurs yeux. Il devient ainsi plus facile de comprendre leur comportement sans forcément avoir à partager leurs opinions.

Le monde ne serait-il pas un endroit plus agréable si tout le monde faisait preuve de plus de souplesse ? Sans doute que si, et lorsque l'on veut le changer, il nous faut commencer par nous changer nous-mêmes.

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Publié le 26/06/2017, par Carole Guidon

"Comme Neale Donald Walsch, je crois que la vie commence là où notre zone de confort s'arrête. Et vous ?"