Apprenez à communiquer sans agressivité

Il est facile d'être agressif dans sa communication sans même sans rendre compte. Réponses sèches ou ironiques, ton agacé, soupirs, peuvent être aussi violents qu'une explosion de colère. Heureusement, communiquer sans agressivité, ça s'apprend !

Apprenez à communiquer sans agressivité

Fatigue, stress, pression, insécurité sont autant de raisons d'être agressif et de compliquer à l'excès une situation qui pourrait se régler simplement. Prendre le temps de respirer, faire le tri dans vos émotions et essayer de les exprimer posément peuvent aider à débloquer des problèmes et améliorer votre communication.

Parlez sans colère et sans jugement

Sans tomber dans les clichés, le vieil adage “il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler” est particulièrement vrai en cas de conflit. Sous le coup de la colère, il est fréquent de répondre sans réfléchir aux conséquences, de blesser l'autre et de se blesser soi-même.

Évidemment, il n'est pas facile de rester calme en toute circonstance. Mais plutôt que de répondre du tac au tac, prenez le temps d'inspirer et d'expirer profondément plusieurs fois. Forcez-vous à relâcher les tensions de votre corps. Si vous avez une bouteille d'eau à proximité, buvez une gorgée, et ne la lancez pas sur la personne qui vous énerve ! L'important est que vous preniez le temps de sortir de votre état de colère.

Si vous pouvez vous éclipser un moment, trouvez ce qui vous aide à retrouver votre sang-froid : écouter un morceau de musique ; marcher quelques minutes ; prendre un thé… Cet instant de répit vous aidera à mettre les choses en perspective. Il suffit parfois de pas grand-chose pour que la pression retombe.

Une fois calmé, vous pourrez retourner expliquer plus simplement à votre interlocuteur les raisons de votre mécontentement. Mais évitez dans la mesure du possible tout jugement de valeur. Ce n'est pas parce que vous avez un désaccord que l'autre est forcément « nul » ou « stupide ».

Ni culpabilisation ni agressivité

Exprimer ce que l'on ressent en cas de conflit peut souvent être difficile. On peut en vouloir à l'autre de nous mettre dans cette situation, et tomber dans un discours agressif, ou passif-agressif, qui sera encore plus culpabilisant pour notre interlocuteur. Pour cela, évitez les sarcasmes, qui n'arrangent jamais rien, mais aussi les reproches, qui mettront l'autre sur la défensive et l'empêcheront de comprendre votre point de vue.

Essayez plutôt d'exprimer clairement vos émotions, sans mettre l'autre en cause. Par exemple : “Je suis triste que tu ne viennes pas”, plutôt que “Tu n'es vraiment pas sympa de ne pas venir”. Dans le premier cas, vous constatez votre émotion. Dans le second, vous dénigrez votre interlocuteur. Utilisez le “Je”, plutôt que le “Tu”, plus accusateur.

Rester factuel peut vous aider à éviter toute agressivité. Dites ce que vous voulez précisément : “J'aimerais beaucoup que tu viennes”, plutôt que “Si tu n'as pas envie de venir, je ne veux pas te forcer”, qui peut être perçu comme une déclaration passive-agressive et qui risque de provoquer du ressentiment, soit parce que l'autre va s'agacer, soit parce qu'il va acquiescer, et que vous lui en voudrez de ne pas avoir compris ce que vous vouliez mais que vous n'avez pas dit.

Soyez à l'écoute des autres

On reçoit ce que l'on donne. Si vous prenez le temps d'être à l'écoute des autres, et si vous essayez de comprendre leurs émotions en cas de problème, ils seront plus à même de faire la même chose avec vous. Bien sûr, ça ne marchera pas à tous les coups, mais ça vous mettra déjà dans un meilleur état d'esprit.

On oublie trop souvent que les autres ont aussi une vie et des soucis, qui peuvent provoquer chez eux des réactions parfois brutales, et on tombe vite dans un raccourci du type “Elle est égoïste”, “Il se moque de tout”... En vous mettant à la place de vos interlocuteurs, vous serez plus légitime lorsque vous leur demanderez de se mettre à la vôtre.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire "La communication non-violente au quotidien" de Marshall Rosenberg.

Publié le 11/10/2016, par Anaïs Sybellas

"J'aime citer Goethe : Quoique tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie."